Demandez à la plupart des gens ce que fait une bourse, ils décriront la négociation : des acheteurs, des vendeurs, des prix qui bougent à l’écran. Ceux qui dirigent une bourse répondent autrement. L’appariement est le moment visible, mais les obligations qu’une transaction crée durent bien plus longtemps, et elles sont enregistrées dans le système post-marché.
Le système post-marché est la mémoire du marché. Quand il est juste, personne ne le remarque. Quand il se trompe, les investisseurs voient des positions qui n’existent pas, les courtiers contestent des positions et le régulateur pose des questions auxquelles personne ne sait répondre rapidement.
L’état complet du marché
La première mission est simple à énoncer et difficile à remplir : connaître à tout moment l’état complet du marché. Concrètement, cela suppose plusieurs registres liés.
- Les informations de négociation : ce qui a été négocié, quand, à quel prix et entre qui.
- Les actifs des investisseurs : ce que détient chaque investisseur après chaque transaction, pas seulement en fin de journée.
- Les informations sur les courtiers : quel courtier a agi pour quel investisseur, et la situation du courtier lui-même sur le marché.
- Les transferts juridiques : les changements de propriété hors négociation, comme une succession ou une décision de justice.
- Les actions saisies et nanties : des positions qui ne peuvent pas être vendues librement car elles sont grevées.
Ce sont ces deux derniers points qui posent problème à de nombreux systèmes. Une action donnée en garantie ou saisie par un tribunal ressemble à n’importe quelle autre dans un simple tableau de positions. Si le système ne fait pas la différence, il risque d’autoriser une vente qui n’aurait jamais dû avoir lieu.
De nombreux utilisateurs, un seul registre
Les données post-marché n’appartiennent pas à une seule institution. Le dépositaire central, le régulateur, la bourse et chaque courtier en ont besoin en partie, avec des droits différents. Un système moderne donne à chaque groupe son propre accès au même registre, au lieu de copier les données dans des bases séparées qui divergent peu à peu. Dans OPT, le système post-marché d’OTS, ces utilisateurs travaillent via une interface web sur un socle commun.
Dialoguer avec tout le reste
Le système post-marché se trouve au centre de la technologie d’un marché. Il reçoit les transactions du moteur d’appariement et transmet l’information à la compensation, aux back-offices des courtiers et au reporting. Cela ne fonctionne de manière fiable qu’avec une messagerie normalisée. La passerelle d’intégration d’OPT utilise ActiveMQ pour la mise en file des messages, ainsi qu’ISO 20022 et FIX, les normes que la plupart des participants utilisent déjà.
Une capacité à la mesure des ambitions du marché
Les marchés qui développent la participation des particuliers peuvent gagner des investisseurs plus vite que prévu. Un système dimensionné pour le nombre actuel d’actionnaires devient une contrainte en quelques années. OPT repose sur une base Oracle RAC et est conçu pour 100 millions d’actionnaires, ce qui laisse de la place pour cette croissance.
Les exceptions font partie de la conception
Aucun marché ne fonctionne sans exceptions : une transaction arrive avec des données manquantes, un transfert est contesté, un enregistrement doit être corrigé. La question est de savoir si ces cas sont traités par une intervention contrôlée, motivée et tracée, ou par des corrections manuelles discrètes que personne ne peut expliquer ensuite. Un système post-marché doit faire de la voie contrôlée la plus simple.
Le système post-marché est la mémoire du marché. Quand il est juste, personne ne le remarque.
Les questions à poser à un fournisseur
- Le système montre-t-il à tout moment l’état complet du marché, y compris les actions grevées ?
- Le dépositaire, le régulateur, la bourse et les courtiers travaillent-ils sur un seul registre ou sur des copies ?
- Quelles normes de messagerie sont prises en charge d’emblée ?
- Comment les exceptions sont-elles corrigées, et chaque correction est-elle traçable ?
- Pour combien d’actionnaires le système est-il dimensionné ?
Le post-marché fait rarement les gros titres, et c’est bien le but. Un marché dont les registres sont justes peut se concentrer sur sa croissance. Un marché dont les registres sont incertains dépense son énergie à les rapprocher.
